L'UE maintient ses objectifs de réduction de CO2 pour les poids lourds neufs -45% dès 2030 et -90% en 2040 (par rapport aux émissions mesurées en 2019). Équilibre des Énergies, présidée par l'ex-ministre Dominique Bussereau, a voulu prouver que le poids lourd électrique (qui ne représente que 2% des immats) est aujourd'hui techniquement et économiquement pertinent pour certains usages et qu'il deviendra une solution de référence à l'horizon 2030.
Premier argument : une gamme complète de poids lourds électriques est désormais disponible en Europe, avec des autonomies réelles de 300 à 450 km, qui devraient rapidement progresser jusqu'à 600 km. Parallèlement, les nouvelles générations de batteries, les économies d'échelle et l'intensification de la concurrence internationale devraient conduire à une baisse significative du prix des camions ces prochaines années.
Sur le plan des infrastructures, le MCS (Megawatt Charging System) se déploie, permettant une recharge complète en 45 minutes, soit le temps de la pause réglementaire, et des transporteurs équipent leurs dépôts en bornes offrant un accès à une électricité à coût compétitif, notamment lors des périodes de faible demande.
« Dans de plus en plus de cas d'usage, affirme l'étude, la solution du poids lourd électrique offre un avantage en termes de coût total de possession par rapport aux poids lourds thermiques. Au plus tard en 2030, cette compétitivité s'affirmera sur l'ensemble des usages (urbain, régional, longue distance) ». Équilibre des Énergies va jusqu'à affirmer que l'acquisition de poids lourds électriques va relever de plus en plus d'un choix rationnel de compétitivité, et non plus uniquement d'un engagement volontaire ou d'une contrainte réglementaire, comme les zones à faibles émissions (ZFE).
Les freins pour les petites structures de transport sont l'écart de prix encore trop important entre un poids lourd électrique et un poids lourd thermique. Pour accompagner ces structures et leur permettre d'accéder à des conditions financières acceptables, Équilibre des Énergies suggère la mise en place d'un mécanisme de garantie publique destiné à sécuriser les établissements bancaires et les loueurs en cas de défaillance.
En bref, la France doit se doter d'une stratégie volontariste et lisible, fondée sur des aides à l'acquisition, le déploiement des infrastructures de recharge et la compétitivité du prix de l'électricité. - MF
L'UE maintient ses objectifs de réduction de CO2 pour les poids lourds neufs -45% dès 2030 et -90% en 2040 (par rapport aux émissions mesurées en 2019). Équilibre des Énergies, présidée par l'ex-ministre Dominique Bussereau, a voulu prouver que le poids lourd électrique (qui ne représente que 2% des immats) est aujourd'hui techniquement et économiquement pertinent pour certains usages et qu'il deviendra une solution de référence à l'horizon 2030.
Premier argument : une gamme complète de poids lourds électriques est désormais disponible en Europe, avec des autonomies réelles de 300 à 450 km, qui devraient rapidement progresser jusqu'à 600 km. Parallèlement, les nouvelles générations de batteries, les économies d'échelle et l'intensification de la concurrence internationale devraient conduire à une baisse significative du prix des camions ces prochaines années.
Sur le plan des infrastructures, le MCS (Megawatt Charging System) se déploie, permettant une recharge complète en 45 minutes, soit le temps de la pause réglementaire, et des transporteurs équipent leurs dépôts en bornes offrant un accès à une électricité à coût compétitif, notamment lors des périodes de faible demande.
« Dans de plus en plus de cas d'usage, affirme l'étude, la solution du poids lourd électrique offre un avantage en termes de coût total de possession par rapport aux poids lourds thermiques. Au plus tard en 2030, cette compétitivité s'affirmera sur l'ensemble des usages (urbain, régional, longue distance) ». Équilibre des Énergies va jusqu'à affirmer que l'acquisition de poids lourds électriques va relever de plus en plus d'un choix rationnel de compétitivité, et non plus uniquement d'un engagement volontaire ou d'une contrainte réglementaire, comme les zones à faibles émissions (ZFE).
Les freins pour les petites structures de transport sont l'écart de prix encore trop important entre un poids lourd électrique et un poids lourd thermique. Pour accompagner ces structures et leur permettre d'accéder à des conditions financières acceptables, Équilibre des Énergies suggère la mise en place d'un mécanisme de garantie publique destiné à sécuriser les établissements bancaires et les loueurs en cas de défaillance.
En bref, la France doit se doter d'une stratégie volontariste et lisible, fondée sur des aides à l'acquisition, le déploiement des infrastructures de recharge et la compétitivité du prix de l'électricité. - MF
L'ex-ministre Dominique Bussereau est aujourd'hui président d’Équilibre des Énergies
L'évolution des prix des camions électriques au fil des années.
... Et l'évolution du coût d'exploitation des camions électriques.