Malgré la vague promesse du gouvernement d'examiner la possibilité pour les transporteurs de voir le paiement des cotisations sociales reporté (voir 64649), l'OTRE et la FNTR expriment leur très vive déception à l'issue de la réunion organisée le 17 mars avec le gouvernement.
Alors que cette concertation était censée répondre à l'urgence économique provoquée par la flambée des prix du gazole, aucune mesure concrète et immédiate n'a été annoncée pour permettre aux entreprises du secteur de surmonter la hausse brutale et continue du coût du carburant. Cette absence de réponse opérationnelle est incompréhensible au regard de la gravité de la situation.
Face à cette inertie, la profession appelle solennellement le gouvernement à prendre la pleine mesure de l'urgence et à engager, sans délai, des actions concrètes pour éviter une dégradation rapide du tissu économique du transport routier. Maillon essentiel de l'économie française, le transport routier subit de plein fouet un effet de ciseau insoutenable : des charges qui explosent instantanément, des recettes perçues avec décalage, et des tensions sur les marges, déjà historiquement faibles.
L'OTRE et la FNTR attendent l'instauration d'une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l'effet de la flambée des prix du carburant. Elles restent mobilisées et déterminées pour obtenir des aides adaptées dans les plus brefs délais.
Les fédés patronales préviennent : « Cette situation est d'autant plus préoccupante que certains pays européens ont d'ores et déjà mis en place des dispositifs de soutien spécifiques au transport routier. Nos organisations professionnelles mettent solennellement en garde : le coût de l'inaction sera largement supérieur, pour les finances publiques, à celui d'un soutien immédiat et ciblé. Refuser d'agir aujourd'hui, c'est prendre le risque de devoir gérer demain une crise économique et sociale d'ampleur dans un secteur essentiel à la vie du pays ».
De son côté, TLF rappelle que le gouvernement exclue à ce stade une baisse des taxes sur les carburants, faute de marges budgétaires, mais elle insiste sur la mesure qu'elle sollicitée : un report du paiement des cotisations sociales, mesure d'urgence neutre pour les finances publiques, qui permet aux TPE-PME du secteur de traverser ce choc de trésorerie sans peser sur le déficit. Cette demande a été transmise aux services de l'administration pour instruction lors de la réunion du 17 mars au ministère des Transports. Une réunion se tient ce jour autour du Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire le point sur la situation. - MF
Malgré la vague promesse du gouvernement d'examiner la possibilité pour les transporteurs de voir le paiement des cotisations sociales reporté (voir
64649), l'OTRE et la FNTR expriment leur très vive déception à l'issue de la réunion organisée le 17 mars avec le gouvernement.
Alors que cette concertation était censée répondre à l'urgence économique provoquée par la flambée des prix du gazole, aucune mesure concrète et immédiate n'a été annoncée pour permettre aux entreprises du secteur de surmonter la hausse brutale et continue du coût du carburant. Cette absence de réponse opérationnelle est incompréhensible au regard de la gravité de la situation.
Face à cette inertie, la profession appelle solennellement le gouvernement à prendre la pleine mesure de l'urgence et à engager, sans délai, des actions concrètes pour éviter une dégradation rapide du tissu économique du transport routier. Maillon essentiel de l'économie française, le transport routier subit de plein fouet un effet de ciseau insoutenable : des charges qui explosent instantanément, des recettes perçues avec décalage, et des tensions sur les marges, déjà historiquement faibles.
L'OTRE et la FNTR attendent l'instauration d'une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l'effet de la flambée des prix du carburant. Elles restent mobilisées et déterminées pour obtenir des aides adaptées dans les plus brefs délais.
Les fédés patronales préviennent :
« Cette situation est d'autant plus préoccupante que certains pays européens ont d'ores et déjà mis en place des dispositifs de soutien spécifiques au transport routier. Nos organisations professionnelles mettent solennellement en garde : le coût de l'inaction sera largement supérieur, pour les finances publiques, à celui d'un soutien immédiat et ciblé. Refuser d'agir aujourd'hui, c'est prendre le risque de devoir gérer demain une crise économique et sociale d'ampleur dans un secteur essentiel à la vie du pays ».
De son côté, TLF rappelle que le gouvernement exclue à ce stade une baisse des taxes sur les carburants, faute de marges budgétaires, mais elle insiste sur la mesure qu'elle sollicitée : un report du paiement des cotisations sociales, mesure d'urgence neutre pour les finances publiques, qui permet aux TPE-PME du secteur de traverser ce choc de trésorerie sans peser sur le déficit. Cette demande a été transmise aux services de l'administration pour instruction lors de la réunion du 17 mars au ministère des Transports. Une réunion se tient ce jour autour du Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire le point sur la situation. - MF
Illustration ©Fréor
|