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Le concept du cocamionnage resurgit, à Marseille
Truckly (à ne pas confondre avec Truckfly!) est le nom d'un site de cocamionnage qui se lance. Basé à Marseille, il a été créé par deux femmes, qui aimeraient faire des camions sans passager une solution de mobilité solidaire pour les jeunes, et un levier de reconnaissance pour les routiers, dont le métier reste peu visible et souffre d'une image dégradée.
Diana Bajora et Marion Choppin, les deux entrepreneuses marseillaises pensent notamment aux jeunes de 18 à 34 ans enclavés dans des territoires ou zones blanches (sans ligne de bus ou de train). Pour un coût aligné sur le covoiturage (environ 0,10 euros/km), l'étudiant ou le jeune actif peut désormais aller d'un ville à l'autre.
Ce n'est pas la première fois que ce concept voit le jour. En octobre 2015, le site wetruck.fr avait réussi à fédérer 53 entreprises de transport partenaires, à publier 2 500 trajets par mois et à être visité par plus de 150 000 internautes uniques. Mais, victime du manque de pérennité économique du cocamionnage, et peut-être de la frilosité des assureurs, il avait dû fermer moins d'un an plus tard, fin août 2016 (voir 40293).
Cette fois, le site est créé en partenariat avec Provence Astoin, spécialisé dans le transport et la logistique du vin. Il exploite notamment 8 porteurs et une trentaine d'ensembles porte-conteneur. Une première liaison Marseille-Bordeaux sera lancée avec Truckly fin avril, avec plusieurs allers-retours hebdomadaires. Le passager réserve un trajet et s'adapte à l'itinéraire du conducteur, sans perturber la mission logistique. Les points de montée et de descente sont situés sur des aires d'autoroute ou de covoiturage.
Le modèle économique repose sur un partage des revenus entre la plateforme, le transporteur et le conducteur. À titre d'exemple, selon les gérantes de Truckly, une flotte d'environ 50 camions pourrait générer jusqu'à 60 000 euros de revenus annuels supplémentaires pour l'entreprise, et environ 2 000 euros par conducteur, sur la base d'un usage partiel (un trajet sur trois). Le prix pour le passager se situe entre 40 et 50 euros.
La question de la sécurité constitue un point central du dispositif. Les trajets impliquant des matières dangereuses sont exclus et un encadrement précis est prévu pour les passagers, incluant des règles de comportement à bord. Par contre, le sujet de l'assurance n'est pas évoqué...
Après un développement en France, les deux entrepreneuses visent une expansion européenne à horizon 2030-2031, avec une implantation dans sept pays, dont l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et le Portugal. L'objectif est de bâtir un réseau à l'échelle du continent, capable de fédérer 60 000 conducteurs et d'offrir une solution de mobilité à près de 5 millions de voyageurs... À suivre ! - MF
Truckly (à ne pas confondre avec Truckfly!) est le nom d'un site de cocamionnage qui se lance. Basé à Marseille, il a été créé par deux femmes, qui aimeraient faire des camions sans passager une solution de mobilité solidaire pour les jeunes, et un levier de reconnaissance pour les routiers, dont le métier reste peu visible et souffre d'une image dégradée.
Diana Bajora et Marion Choppin, les deux entrepreneuses marseillaises pensent notamment aux jeunes de 18 à 34 ans enclavés dans des territoires ou zones blanches (sans ligne de bus ou de train). Pour un coût aligné sur le covoiturage (environ 0,10 euros/km), l'étudiant ou le jeune actif peut désormais aller d'un ville à l'autre.
Ce n'est pas la première fois que ce concept voit le jour. En octobre 2015, le site wetruck.fr avait réussi à fédérer 53 entreprises de transport partenaires, à publier 2 500 trajets par mois et à être visité par plus de 150 000 internautes uniques. Mais, victime du manque de pérennité économique du cocamionnage, et peut-être de la frilosité des assureurs, il avait dû fermer moins d'un an plus tard, fin août 2016 (voir 40293).
Cette fois, le site est créé en partenariat avec Provence Astoin, spécialisé dans le transport et la logistique du vin. Il exploite notamment 8 porteurs et une trentaine d'ensembles porte-conteneur. Une première liaison Marseille-Bordeaux sera lancée avec Truckly fin avril, avec plusieurs allers-retours hebdomadaires. Le passager réserve un trajet et s'adapte à l'itinéraire du conducteur, sans perturber la mission logistique. Les points de montée et de descente sont situés sur des aires d'autoroute ou de covoiturage.
Le modèle économique repose sur un partage des revenus entre la plateforme, le transporteur et le conducteur. À titre d'exemple, selon les gérantes de Truckly, une flotte d'environ 50 camions pourrait générer jusqu'à 60 000 euros de revenus annuels supplémentaires pour l'entreprise, et environ 2 000 euros par conducteur, sur la base d'un usage partiel (un trajet sur trois). Le prix pour le passager se situe entre 40 et 50 euros.
La question de la sécurité constitue un point central du dispositif. Les trajets impliquant des matières dangereuses sont exclus et un encadrement précis est prévu pour les passagers, incluant des règles de comportement à bord. Par contre, le sujet de l'assurance n'est pas évoqué...
Après un développement en France, les deux entrepreneuses visent une expansion européenne à horizon 2030-2031, avec une implantation dans sept pays, dont l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et le Portugal. L'objectif est de bâtir un réseau à l'échelle du continent, capable de fédérer 60 000 conducteurs et d'offrir une solution de mobilité à près de 5 millions de voyageurs... À suivre ! - MF
Cette photo de notre confrère La Provence représente les deux créatrices du site et leur partenaire transporteur.
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Cette photo de notre confrère La Provence représente les deux créatrices du site et leur partenaire transporteur.
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