|
|
|
|
|
Articles en accès libre |
| 1.
Choisissez un n° |
| 2. Puis un
article |
|
|
A6 coupée par incendie : Retour d'expérience
Dimanche 12 juillet fin d'après-midi, un nuage de fumée visible à des kilomètres commence à s'élever de la forêt de Fontainebleau. Ce qui semble au début être deux départs de feu localisés devient très vite un incendie géant, inédit en région parisienne. Retour sur les premières minutes au cours desquelles, faute d'information et de fermeture de l'autoroute, des usagers (VL et PL dont semi-remorques et cars) poursuivent leur trajet sur l'A6. L'incendie a très vite pris de l'ampleur stoppant la circulation un peu avant 18 heures. Les flammes étant visibles à quelque distance, les automobilistes se sont engagés à contre-sens sur la bande d'arrêt d'urgence, par réflexe de survie. Rapidement, la voie de droite est également utilisée à cette fin (elle avait été neutralisée pour travaux). Oui, mais pour l'autocar des transports Perraud assurant un service Flixbus (MAN Lion's Coach) ou pour le semi-remorque des transports TVE (Mercedes Actros L), pas évident de faire demi-tour ! Les deux chaussées étant séparées par un muret en béton, les usagers inspectent impuissants la partie métallique et amovible de cette séparation de chaussée, sans avoir les moyens de l'ouvrir pour accéder à l'autre chaussée où il n'y a alors plus aucun trafic. Devoir faire demi-tour sur l'autoroute pour sauver sa vie est une situation improbable, mais nous notons un défaut de transmission d'informations depuis le lieu de l'événement (où pompiers et services autoroutiers étaient présents). En particulier, le système FR-Alert n'a pas été activé, et Autoroute FM (107.7) n'a longtemps donné qu'une information très partielle, fondée uniquement sur les caméras de l'autoroute qui montraient un embouteillage sur une chaussée, et une autoroute vide sur l'autre chaussée. A proximité immédiate du lieu de l'incendie, une compagnie de Gendarmes Mobiles et sa dizaine de Daily bleus semblait en pause à la station-service d'Achères. Nul doute que dans cette situation d'urgence extrême, il aurait été justifié de leur confier la régulation du trafic à contre-sens. En effet, tandis que la voie centrale et la voie de gauche étaient occupées par des véhicules orientés dans le sens normal, la voie de droite et la BAU étaient empruntées à contre-sens pour échapper à l'incendie. Au cours de cette évacuation improvisée, un gendarme motocycliste s'est chargé de débloquer les barrières de péage à l'échangeur n°14 afin de faciliter l'évacuation jusque-là freinée par le franchissement du péage. Inadaptés à ces circonstances, les GPS envoyaient les usagers vers Fontainebleau et les flammes après la sortie de l'autoroute. GPS ou pas, c'est à l'opposé des flammes et de la fumée qu'il fallait aller.
Dimanche 12 juillet fin d'après-midi, un nuage de fumée visible à des kilomètres commence à s'élever de la forêt de Fontainebleau. Ce qui semble au début être deux départs de feu localisés devient très vite un incendie géant, inédit en région parisienne. Retour sur les premières minutes au cours desquelles, faute d'information et de fermeture de l'autoroute, des usagers (VL et PL dont semi-remorques et cars) poursuivent leur trajet sur l'A6. L'incendie a très vite pris de l'ampleur stoppant la circulation un peu avant 18 heures. Les flammes étant visibles à quelque distance, les automobilistes se sont engagés à contre-sens sur la bande d'arrêt d'urgence, par réflexe de survie. Rapidement, la voie de droite est également utilisée à cette fin (elle avait été neutralisée pour travaux). Oui, mais pour l'autocar des transports Perraud assurant un service Flixbus (MAN Lion's Coach) ou pour le semi-remorque des transports TVE (Mercedes Actros L), pas évident de faire demi-tour ! Les deux chaussées étant séparées par un muret en béton, les usagers inspectent impuissants la partie métallique et amovible de cette séparation de chaussée, sans avoir les moyens de l'ouvrir pour accéder à l'autre chaussée où il n'y a alors plus aucun trafic. Devoir faire demi-tour sur l'autoroute pour sauver sa vie est une situation improbable, mais nous notons un défaut de transmission d'informations depuis le lieu de l'événement (où pompiers et services autoroutiers étaient présents). En particulier, le système FR-Alert n'a pas été activé, et Autoroute FM (107.7) n'a longtemps donné qu'une information très partielle, fondée uniquement sur les caméras de l'autoroute qui montraient un embouteillage sur une chaussée, et une autoroute vide sur l'autre chaussée. A proximité immédiate du lieu de l'incendie, une compagnie de Gendarmes Mobiles et sa dizaine de Daily bleus semblait en pause à la station-service d'Achères. Nul doute que dans cette situation d'urgence extrême, il aurait été justifié de leur confier la régulation du trafic à contre-sens. En effet, tandis que la voie centrale et la voie de gauche étaient occupées par des véhicules orientés dans le sens normal, la voie de droite et la BAU étaient empruntées à contre-sens pour échapper à l'incendie. Au cours de cette évacuation improvisée, un gendarme motocycliste s'est chargé de débloquer les barrières de péage à l'échangeur n°14 afin de faciliter l'évacuation jusque-là freinée par le franchissement du péage. Inadaptés à ces circonstances, les GPS envoyaient les usagers vers Fontainebleau et les flammes après la sortie de l'autoroute. GPS ou pas, c'est à l'opposé des flammes et de la fumée qu'il fallait aller.
|
|
|
|
|
| Articles en
accès libre |
|
|
1. Sélectionnez un numéro |
|
2. Choisissez un article en accès libre |
|
|
|
|