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Crise des carburants : l'OTRE suspend ses opérations après ce qu'elle a obtenu, 500 euros ponctuels par camion et 70 par utilitaire
L'annonce d'une aide forfaitaire ciblée à destination des transporteurs routiers étant jugée insuffisante, complexe et non pérenne par l'Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE), cette fédération a obtenu du Gouvernement des avancées,...
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L'annonce d'une aide forfaitaire ciblée à destination des transporteurs routiers étant jugée insuffisante, complexe et non pérenne par l'Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE), cette fédération a obtenu du Gouvernement des avancées, certes imparfaites, mais néanmoins significatives :
• La confirmation du caractère reconductible de l'aide, en fonction de l'évolution des conséquences du conflit iranien sur les prix des carburants ;
• Le maintien du principe d'une aide forfaitaire par véhicules ;
• L'élargissement du dispositif à l'ensemble des entreprises du transport routier (marchandises, voyageurs et sanitaire), quelle que soit leur taille, sous réserve d'une demande de report de charges ;
• Un traitement immédiat et accéléré des demandes de report de charges ;
• Un versement rapide des aides.
Ces évolutions permettent aujourd'hui d'engager une suspension provisoire des mouvements dans les territoires.
L'OTRE appelle cependant le Gouvernement à garantir :
• Un traitement rapide et simplifié des demandes de report de charges sans « tracasserie » administrative ;
• L'acceptation systématique des demandes formulées par les entreprises ;
• Le versement de l'aide dès le dépôt de la demande de report, sans attendre la confirmation de l'Urssaf ;
• Le versement de l'aide sur la seule base de la demande de report de charges déposée, sans justificatif supplémentaire.
« Les montants accordés sont inférieurs à ceux de 2022 (400 millions d'euros lors de la guerre en Ukraine), mais il s'agissait alors d'une aide ponctuelle. Cette fois, nous avons obtenu la garantie de leur reconduction si la situation devait se prolonger », souligne Jean- Marc Rivera, délégué général de l'OTRE.
Les mouvements organisés par l'OTRE (comme celui-ci) sont suspendus pour l'instant...
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Les actions que mènent les transporteurs dans toute la France se multiplient...
Sur le périphérique nantais, hier mardi 31 mars, une petite cinquantaine de transporteurs routiers ont mené une action dès 5h30 pour bloquer la voie de droite, dans chaque sens, entre les portes d'Anjou et du Vignoble, sur le pont de Bellevue et à se...
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Sur le périphérique nantais, hier mardi 31 mars, une petite cinquantaine de transporteurs routiers ont mené une action dès 5h30 pour bloquer la voie de droite, dans chaque sens, entre les portes d'Anjou et du Vignoble, sur le pont de Bellevue et à ses abords. Ils devaient initialement mener cette action toute la journée, mais ils ont décidé de lever le camp plus tôt, vers 15h, pour mener une opération escargot... Cela libère le périphérique Est nantais pour les sorties de bureau.
Hier matin, une opération escargot a été menée sur le périphérique parisien à l'appel de l'Otre Île-de-France, depuis la porte de Vincennes, jusqu'à la préfecture de région dans le 15e arrondissement, où le préfet Marc Guillaume les a reçus en délégation.
Concernant une prolongation des aides, Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, leur a répondu sur franceinfo qu'il s'agit "d'une décision qui peut être prise en fonction de ce qu'il se passe". Par ailleurs, il se dit "prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel" pour les entreprises qui ont une baisse d'activité en lien avec le conflit et rappelle qu'il faut équilibrer les comptes publics, l'argent de l'État n'étant pas "extensible".
Aujourd'hui, c'est à Toulouse et Nice que sont organisées les manifestations des transporteurs adhérents à l'OTRE. - MF
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Aides aux transporteurs : Philippe Tabarot précise que les 50 millions pourraient être reconduits
En annonçant 50 millions d'euros d'aides aux transporteurs routiers vendredi dernier, Philippe Tabarot se projetait sur une période d'un mois. Or ces aides aux entreprises face à la hausse des prix des carburants seront « peut-être reconductibles ...
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En annonçant 50 millions d'euros d'aides aux transporteurs routiers vendredi dernier, Philippe Tabarot se projetait sur une période d'un mois. Or ces aides aux entreprises face à la hausse des prix des carburants seront « peut-être reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin », a affirmé le ministre des Transports sur CNews et Europe 1.
Il était interrogé sur les critiques des entreprises de transport, qui ont déploré la faiblesse des aides par rapport à celles accordées après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022. « On ne peut pas comparer encore avec ce qui s'est fait pendant la période de l'Ukraine, précise-t-il. Et puis il est vrai que la situation budgétaire de notre pays n'est pas la même ». - MF
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Crise des carburants : TLF se démarque des autres organisations patronales et réclame une réduction structurelle de la TICPE
Jean-Thomas Schmitt, Président de l'Union TLF, a tenu à donner aux adhérents de son organisation (transport routier, mais aussi aérien et maritime) un autre son de cloche que celui émis par la FNTR et l'OTRE (voir lire la suite
Jean-Thomas Schmitt, Président de l'Union TLF, a tenu à donner aux adhérents de son organisation (transport routier, mais aussi aérien et maritime) un autre son de cloche que celui émis par la FNTR et l'OTRE (voir 64686). « Nous avons travaillé avec le CNR pour permettre une publication bimensuelles des indices, a-t-il rappelé. Nous avons obtenu de l'État des mesures de reports de cotisations sociales et d'étalement de charges fiscales pour soulager nos entreprises face à ce choc de trésorerie ».
La proposition de l'Union TLF est de faire baisser immédiatement le prix du carburant en alignant la TICPE payée par les transporteurs français sur les pays voisins. Mais pas question de blocages : « Nous ne résoudrons les difficultés des transporteurs ni par des blocages (les mêmes que nous dénoncions encore il y a quelques semaines quand d'autres mouvements bloquaient notre activité !), ni par de nouveaux chèques que nos entreprises finiraient inévitablement par repayer par l'impôt et qui ne résoudraient aucun des maux structurels de notre secteur ».
Le président de TLF assure porter une autre vision du transport de marchandises que celle des autres organisations : « Celle de chefs d'entreprises responsables qui refusent de demander systématiquement à l'État de résoudre ses problèmes mais qui exigent fermement de l'État qu'il les libère du carcan administratif et fiscal qui les étouffe ! ». - MF
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Annonce du contenu des aides aux transporteurs : une enveloppe largement insuffisante de 50 millions
Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, vient d'annoncer ce vendredi 27 mars à 18h les mesures « sectorielles, ciblées et circonscrites dans le temps » qu'il met en place. Pour le TRM, l'aide forfaitaire, limitée au mois d'avril, e...
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Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, vient d'annoncer ce vendredi 27 mars à 18h les mesures « sectorielles, ciblées et circonscrites dans le temps » qu'il met en place. Pour le TRM, l'aide forfaitaire, limitée au mois d'avril, est calculée pour compenser la hausse moyenne à hauteur de 0,20 euro du litre pour les petites entreprises les plus en difficulté.
Or 80% des transporteurs se disent en difficulté, ce qui va faire gonfler les besoins d'aide au-delà de ce que l'Etat propose, soit une enveloppe maxi de 50 millions, alors que pour 2022, son montant était de 400 millions. La profession estime que le compte n'y est pas. - MF
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Flambée des carburants : l'OTRE d'Auvergne Rhône Alpes appelle à une mobilisation le samedi 28 mars à Lyon et Clermont-Ferrand. Et celle de l'IDF les mobilise le lundi 30 mars
Face à l'explosion des prix des carburants et à l'absence adéquate de réponses concrètes du gouvernement, les entreprises du transport routier n'ont désormais plus d'autre choix que de se mobiliser, estime l'OTRE de la région Aura : « L'heure est ...
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Face à l'explosion des prix des carburants et à l'absence adéquate de réponses concrètes du gouvernement, les entreprises du transport routier n'ont désormais plus d'autre choix que de se mobiliser, estime l'OTRE de la région Aura : « L'heure est à l'action. Aujourd'hui, la colère a remplacé l'incompréhension ! Pendant que plusieurs pays européens protègent leurs transporteurs en agissant directement sur le prix du carburant, la France abandonne les siens à une concurrence faussée sur leur propre territoire. Pendant ce temps, les coûts d'exploitation explosent, les marges disparaissent, les entreprises vacillent ».
En conséquence de quoi l'OTRE Aura appelle à une mobilisation des transporteurs routiers le 28 mars, à Lyon et Clermont Ferrand, pour défendre leurs entreprises et les salariés. À Lyon de 9h à 14h sur l'A7 dans le sens sud -Nord après le pont de Chasse sur Rhône. À Clermont-Ferrand de 9h à 14h à la jonction de l'A71 et de l'A89 dans le sens Clermont Ferrand- Lyon.
Elle réclame pour eux une aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle mise en place en 2022, afin de compenser les pertes déjà subies ; mais aussi une remise immédiate et ciblée sur le carburant, « seule mesure capable de répondre efficacement à la crise actuelle ».
De son côté, l'OTRE Ile de France appelle à une mobilisation des transporteurs routiers le lundi 30 mars. Pour plus d'informations, appeler Bruce Aiglehoux, secrétaire général OTRE Ile de France, au
0601904047. - MF
Les mouvements organisés par l'OTRE de la région Aura auront, espère-t-elle, l'ampleur de ceux organisés en 2019.
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Les mouvements organisés par l'OTRE de la région Aura auront, espère-t-elle, l'ampleur de ceux organisés en 2019.
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Prix des carburants : les délais de paiement accordés ne suffisent pas, estiment l'OTRE et la FNTR
Face à l'urgence, les entreprises du transport routier ne voient dans les annonces (hier soir) du gouvernement pour leur venir en aide qu'un « premier pas, très largement insuffisant au regard de la crise actuelle ». Ces trois mesures sont le ...
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Face à l'urgence, les entreprises du transport routier ne voient dans les annonces (hier soir) du gouvernement pour leur venir en aide qu'un « premier pas, très largement insuffisant au regard de la crise actuelle ». Ces trois mesures sont le report de cotisations sociales (en faisant une demande à l'Urssaf), l'étalement des échéances fiscales (en faisant une demande à la direction départementale des finances publiques) et la mise en place de prêts de court terme exceptionnels par Bpifrance,
Pour vraiment aider les transporteurs, elles demandent une aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle instaurée en 2022, afin de compenser une partie des pertes sèches accumulées depuis plusieurs semaines. Mais aussi une remise ciblée sur le carburant, « seule mesure capable de répondre efficacement à la hausse actuelle », selon l'OTRE.
Lors de nouvelles réunions dédiées avec les acteurs de la filière aujourd'hui à 11h30, demain et jeudi de cette semaine, les organisations patronales comptent bien faire part au ministre des Transports de leur profonde incompréhension, de leur colère et du désarroi grandissant dans l'ensemble de la profession.
« Depuis plusieurs jours, le secteur alerte sur une situation de tension extrême. En quelques jours seulement, la hausse du coût du gazole a provoqué un choc immédiat et massif sur la trésorerie des entreprises, mettant directement en péril la continuité de leur activité. Face à cette urgence, les mesures présentées ne sont manifestement pas à la hauteur des enjeux », vitupère l'OTRE.
De son côté, la FNTR dénonce la grande insuffisance des mesures du gouvernement. Elle réclame une augmentation de la ristourne TICPE, une suspension des échéances de prêts et de crédit-bail, et brandit la menace d'actions revendicatives. - MF
Ce matin encore, le ministre des Transports rencontrait les organisations patronales.
Philippe Tabarot (photo Wikipédia)
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Flambée des carburants : les mesures d'urgence immédiates réclamées par l'OTRE
L'Italie, l'Espagne et le Portugal ont activé des leviers fiscaux et des dispositifs de soutien pour amortir la hausse des prix des carburants. Ces États européens ont pris des décisions concrètes pour protéger leurs économies, alors que le gouvernem...
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L'Italie, l'Espagne et le Portugal ont activé des leviers fiscaux et des dispositifs de soutien pour amortir la hausse des prix des carburants. Ces États européens ont pris des décisions concrètes pour protéger leurs économies, alors que le gouvernement français affirme aujourd'hui qu'aucune mesure d'aide ne peut être envisagée.
Les entreprises ne pouvant plus attendre, voici les mesures concrètes de soutien direct que réclame l'OTRE : une aide forfaitaire par véhicule, sur le modèle de celle instaurée en 2022 à la suite du conflit russo-ukrainien. Mais aussi une remise ciblée sur le carburant professionnel. - MF
Jean-Marc Rivera, délégué général OTRE, réclame notamment une aide forfaitaire par véhicule.
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Jean-Marc Rivera, délégué général OTRE, réclame notamment une aide forfaitaire par véhicule.
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Carburants : la FNTR Drôme-Ardèche demande un « prix plancher » du gazole
Face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, certains transporteurs travaillent à perte, déplore le président de la Fédération nationale des transporteurs routiers en Drôme-Ardèche, Jean-Luc Brès, qui, en s'exprimant sam...
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Face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, certains transporteurs travaillent à perte, déplore le président de la Fédération nationale des transporteurs routiers en Drôme-Ardèche, Jean-Luc Brès, qui, en s'exprimant samedi dernier sur franceinfo, a réclamé un « prix plancher ».
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Les indices CNR gazole désormais publiés deux fois par mois
La flambée du prix du gazole qui résulte en France des difficultés d'acheminement du pétrole via le détroit d'Ormuz fragilise dangereusement la situation financière des entreprises de transport, du fait des conditions d'achat (prix et délais de règle...
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La flambée du prix du gazole qui résulte en France des difficultés d'acheminement du pétrole via le détroit d'Ormuz fragilise dangereusement la situation financière des entreprises de transport, du fait des conditions d'achat (prix et délais de règlement) du gazole, deuxième poste de coût.
Dans un premier temps, pour les deux premières semaines de mars, le CNR a publié l'évolution du prix du gazole à la cuve acheté par les transporteurs routiers. Cela a permis d'objectiver cette inflation avec des statistiques nationales représentatives.
A l'issue de la réunion qu'il a tenue mardi dernier avec l'ensemble des acteurs du secteur, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a demandé au CNR de produire exceptionnellement durant la crise des indices gazole bimensuels afin de permettre aux entreprises des facturations plus fréquentes. Sur ce point, il a entendu les fédérations professionnelles du secteur.
La première quinzaine de mars achevée, le CNR est en mesure de calculer et diffuser des indices gazole pour la période. Fin mars, il publiera des indices gazole seconde quinzaine et mois complet. Ces indices bimensuels sont calculés avec la même méthodologie que les indices mensuels. Les indices mensuels demeurent les indices de référence.
Le choix des indices et leur bon usage appartiennent aux acteurs économiques. Pour rappel, le CNR met à disposition sur www.cnr.fr une note pédagogique illustrant notamment le calcul d'un pied de facture gazole avec un exemple simple. - MF
À la demande des fédérations, le CNR a calculé des indices gazole pour la première quinzaine de mars, et le fera désormais deux fois par mois.
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À la demande des fédérations, le CNR a calculé des indices gazole pour la première quinzaine de mars, et le fera désormais deux fois par mois.
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Flambée des prix du gazole : la réunion gouvernementale n'a pas apporté de réponse au TRM en crise, s'indignent l'OTRE et la FNTR
Malgré la vague promesse du gouvernement d'examiner la possibilité pour les transporteurs de voir le paiement des cotisations sociales reporté (voir 64649), l'OTRE et la FNTR exp...
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Malgré la vague promesse du gouvernement d'examiner la possibilité pour les transporteurs de voir le paiement des cotisations sociales reporté (voir 64649), l'OTRE et la FNTR expriment leur très vive déception à l'issue de la réunion organisée le 17 mars avec le gouvernement.
Alors que cette concertation était censée répondre à l'urgence économique provoquée par la flambée des prix du gazole, aucune mesure concrète et immédiate n'a été annoncée pour permettre aux entreprises du secteur de surmonter la hausse brutale et continue du coût du carburant. Cette absence de réponse opérationnelle est incompréhensible au regard de la gravité de la situation.
Face à cette inertie, la profession appelle solennellement le gouvernement à prendre la pleine mesure de l'urgence et à engager, sans délai, des actions concrètes pour éviter une dégradation rapide du tissu économique du transport routier. Maillon essentiel de l'économie française, le transport routier subit de plein fouet un effet de ciseau insoutenable : des charges qui explosent instantanément, des recettes perçues avec décalage, et des tensions sur les marges, déjà historiquement faibles.
L'OTRE et la FNTR attendent l'instauration d'une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l'effet de la flambée des prix du carburant. Elles restent mobilisées et déterminées pour obtenir des aides adaptées dans les plus brefs délais.
Les fédés patronales préviennent : « Cette situation est d'autant plus préoccupante que certains pays européens ont d'ores et déjà mis en place des dispositifs de soutien spécifiques au transport routier. Nos organisations professionnelles mettent solennellement en garde : le coût de l'inaction sera largement supérieur, pour les finances publiques, à celui d'un soutien immédiat et ciblé. Refuser d'agir aujourd'hui, c'est prendre le risque de devoir gérer demain une crise économique et sociale d'ampleur dans un secteur essentiel à la vie du pays ».
De son côté, TLF rappelle que le gouvernement exclue à ce stade une baisse des taxes sur les carburants, faute de marges budgétaires, mais elle insiste sur la mesure qu'elle sollicitée : un report du paiement des cotisations sociales, mesure d'urgence neutre pour les finances publiques, qui permet aux TPE-PME du secteur de traverser ce choc de trésorerie sans peser sur le déficit. Cette demande a été transmise aux services de l'administration pour instruction lors de la réunion du 17 mars au ministère des Transports. Une réunion se tient ce jour autour du Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire le point sur la situation. - MF
Illustration ©Fréor
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Illustration ©Fréor
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Hausse du prix du gazole : vers un report de paiement des cotisations sociales ?
Dix-huit jours après le début du conflit au Moyen-Orient, les transporteurs routiers subissent de plein fouet une hausse du gazole de près de 24 % depuis le 1er janvier. Face à l'urgence, le ministre des Transports Philippe Tabarot et la minist...
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Dix-huit jours après le début du conflit au Moyen-Orient, les transporteurs routiers subissent de plein fouet une hausse du gazole de près de 24 % depuis le 1er janvier. Face à l'urgence, le ministre des Transports Philippe Tabarot et la ministre déléguée chargée de l'Énergie Mme Maud Bregeon ont réuni ce jour les représentants des transporteurs (voir 64647).
Dans ce contexte et sachant que le carburant représente près de 30 % des coûts de revient du TRM, l'Union TLF a rappelé sa demande prioritaire d'alléger ce choc de trésorerie grâce à un mécanisme de report du paiement des cotisations sociales, et demandé (comme l'OTRE) une publication plus fréquente des indices CNR. En réponse, le gouvernement a indiqué demander à ses services d'instruire cette demande ainsi que des garanties sur les encours des carburants des transporteurs. - MF
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Hausse prix carburants : les transporteurs reçus par Philippe Tabarot ce mardi 17 mars à partir de 14h30... L'occasion d'obtenir des mesures d'urgence ?
Cet après-midi (à 14h30), le ministre des Transports Philippe Tabarot va recevoir les acteurs du transport routier de marchandises et de voyageurs, du transport public particulier de personnes (taxis et VTC) et du transport fluvial et ferroviaire. Le...
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Cet après-midi (à 14h30), le ministre des Transports Philippe Tabarot va recevoir les acteurs du transport routier de marchandises et de voyageurs, du transport public particulier de personnes (taxis et VTC) et du transport fluvial et ferroviaire. Les distributeurs de carburant sont aussi convoqués pour évoquer les conséquences de la situation internationale sur leur activité et les réponses à y apporter collectivement.
La réunion se fera en présence de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie. Il était grand temps d'organiser cette concertation, tant les attentes des transporteurs sont grandes. L'OTRE a réitéré hier les mesures d'urgence nécessaires, car il n'y a aucune garantie que la demande faite par le gouvernement aux distributeurs sera suivie d'effet. Ceux-ci sont censés se mobiliser pour que les prix à la pompe reflètent, dans un délai rapide, les baisses des cours mondiaux...
En conséquence, l'OTRE réclame des mesures d'aide directe aux entreprises du transport routier, à l'image de celles instaurées en 2022 à la suite du conflit russo-ukrainien, à savoir une aide forfaitaire par véhicule et une remise à la pompe tant que les prix n'auront pas retrouvé leur niveau initial.
Elle demande que les encours carburants (le montant maximal de carburant qu'un transporteur peut consommer avant de régler sa facture) soient déplafonnés ou garantis par l'État. À défaut, de nombreuses entreprises pourraient se retrouver dans l'incapacité d'alimenter leurs véhicules, avec des conséquences directes sur l'ensemble des chaînes de transport,
Elle sollicite parallèlement le Comité National Routier (CNR) afin que les indices qu'il publie soient actualisés tous les quinze jours. Cette mesure permettrait aux entreprises de transport d'ajuster leur facturation à la quinzaine et de réduire l'impact immédiat des augmentations du prix du carburant.
Elle demande à l'État de renforcer les contrôles et les sanctions dans l'objectif de mieux faire respecter des délais de paiement à 30 jours ainsi que l'application effective de l'indexation gazole dans les contrats commerciaux. - MF
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Le Club Transport & Logistique ecoco2 veut aider ses adhérents à mutualiser leurs solutions de décarbonation du TRM
La fin de programme européen EVE (Engagements Volontaires pour l'Environnement) a sonné. Face à un rythme de réduction des émissions trois fois trop lent pour atteindre les objectifs 2030, l'expert conseil en durabilité ecoco2 veut inciter les transp...
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La fin de programme européen EVE (Engagements Volontaires pour l'Environnement) a sonné. Face à un rythme de réduction des émissions trois fois trop lent pour atteindre les objectifs 2030, l'expert conseil en durabilité ecoco2 veut inciter les transporteurs et leurs partenaires à se mobiliser dans ce sens. Il a donc créé en janvier dernier un Club qui rassemble déjà plusieurs dizaines de chargeurs, transporteurs et commissionnaires de transport. Tous ont en commun d'avoir engagé une démarche structurée de décarbonation de leur activité transport.
Le Club a notamment pour vocation de favoriser le partage d'expériences et de bonnes pratiques entre pairs et de valoriser les bonnes pratiques via les réseaux sociaux et un rapport annuel des activités du Club. Il écrit des newsletters sur l'actualité réglementaire et technique, publie des notes techniques et de guides pratiques et organise des webinaires techniques et retours d'expérience entre pairs, ainsi que des workshops dédiés en transport et logistique durable. - MF
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Flambée des carburants : l'OTRE demande des mesures urgentes en soutien au transport routier
Comme l'indique le Comité national routier (voir 64611), la première semaine de mars 2026 a été marquée par une augmentation particulièrement importante du coût du gazole profess...
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Comme l'indique le Comité national routier (voir 64611), la première semaine de mars 2026 a été marquée par une augmentation particulièrement importante du coût du gazole professionnel supporté par les entreprises de transport routier : +18% pour les moins de 7,5 t, +20,3% pour les plus de 7,5 t.
Cette flambée frappant de plein fouet les entreprises du transport routier, l'OTRE appelle à des mesures urgentes de soutien au secteur, dont l'équilibre économique est directement menacé, en particulier en ce qui concerne les PME et les TPE.
Face à cette situation, l'OTRE appelle les pouvoirs publics à mettre en place des mesures concrètes sans délai afin d'atténuer l'impact de cette hausse brutale et de préserver la stabilité de la chaîne logistique nationale. Elle demande par ailleurs d'être intégrée aux réunions organisées par le ministère de l'Economie avec les pétroliers et les distributeurs. - MF
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Label 2026 Transport & Logistique Responsables : ouverture des inscriptions
Les inscriptions à la 5e édition du Label Transport & Logistique Responsables sont ouvertes jusqu'au 31 mai 2026. Ce label qui mesure les performances extra-financières est accessible à toutes les entreprises du transport routier de marchandises et d...
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Les inscriptions à la 5e édition du Label Transport & Logistique Responsables sont ouvertes jusqu'au 31 mai 2026. Ce label qui mesure les performances extra-financières est accessible à toutes les entreprises du transport routier de marchandises et de la logistique, quelle que soit leur taille.
L'évaluation des sociétés participantes est réalisée par EthiFinance, groupe européen indépendant de notation financière et extra-financière qui les accompagne tout au long du processus. Le label, si elles l'obtiennent, leur permet de faire reconnaître officiellement leurs engagements et de renforcer leur crédibilité auprès de leurs partenaires. En 2025, 81 entreprises ont obtenu le label. - MF
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« Le dumping social finit par dévorer ceux qui l'utilisent »
La faillite d'un grand transporteur flamand, Van Steenbergen (Arendonk), inspire au syndicat belge UBT-FGTB une réflexion intéressante : le dumping social finit par dévorer ceux qui l'utilisent... Après des années à recourir à des boîtes aux lett...
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La faillite d'un grand transporteur flamand, Van Steenbergen (Arendonk), inspire au syndicat belge UBT-FGTB une réflexion intéressante : le dumping social finit par dévorer ceux qui l'utilisent... Après des années à recourir à des boîtes aux lettres et à des chauffeurs sous-payés venus du Portugal, de Tchéquie ou de Slovaquie, ce transporteur est en effet aujourd'hui victime du même système que celui qu'il alimentait lui-même. Nike, l'un de ses plus gros clients, a simplement trouvé encore moins cher ailleurs (probablement en Lituanie) ! Résultat : 20 salariés belges sur le carreau, et des dizaines de chauffeurs étrangers exploités dans l'ombre.
Pour l'UBT-FGTB, ce naufrage n'a rien d'une surprise : « Le secteur du transport européen est devenu un champ de bataille où seul compte le prix le plus bas. Appels d'offres tirés vers le fond, salaires écrasés, conditions indignes, concurrence déloyale : une spirale destructrice qui étouffe les entreprises honnêtes et broie les chauffeurs. Ceux qui refusent le dumping sont évincés. Ceux qui l'acceptent finissent par scier la branche sur laquelle ils sont assis », résume Tom Peeters, de UBT-FGTB.
Le syndicat réclame l'application immédiate des règles européennes limitant la sous‑traitance et rendant les donneurs d'ordre responsables du dumping social. - MF
©Flows/Philippe Van Dooren
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©Flows/Philippe Van Dooren
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TLF réagit au projet de loi Transports
En réaction au projet de loi Transports présenté mercredi (voir 64484), Jean-Thomas Schmitt, président de l'Union TLF, met le ministère des Transports en garde : « Le transpor...
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En réaction au projet de loi Transports présenté mercredi (voir 64484), Jean-Thomas Schmitt, président de l'Union TLF, met le ministère des Transports en garde : « Le transport de marchandises a besoin d'un cadre fiscal et réglementaire lisible et stable, qui redonne de la compétitivité à nos entreprises dans un contexte de concurrence exacerbée. En l'état actuel, le projet de loi n'apporte pas de réponses claires à ces attentes. Il n'apporte aucune garantie d'allègement des coûts supportés par les transporteurs, qui financent déjà 11% des recettes des administrations provenant de la route, soit près de deux fois plus que la part du transport routier de marchandises dans le trafic routier intérieur ».
TLF souligne par ailleurs que le projet de loi Transports prévoit des dispositifs « insuffisamment travaillés et concertés avec les acteurs de terrain, que ce soit sur les frais de manutention portuaire ou sur l'électrification des poids lourds ». La fédé patronale se dite prête à participer à des modifications significatives du texte pour éviter « les effets de bord préjudiciables sur la compétitivité de la chaîne logistique ». - MF
Jean-Thomas Schmitt, président de l'Union TLF.
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Jean-Thomas Schmitt, président de l'Union TLF.
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Le projet de loi-cadre de développement des transports présenté en Conseil des ministres
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a présenté mercredi 11 février en Conseil des ministres le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Ce texte structurant pose les principes du futur modèle de financement des infrastructu...
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Philippe Tabarot, ministre des Transports, a présenté mercredi 11 février en Conseil des ministres le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Ce texte structurant pose les principes du futur modèle de financement des infrastructures de transports en France, afin de répondre durablement aux besoins de mobilité dans le pays.
Ce texte s'inscrit dans le prolongement direct des travaux de la conférence Ambition France Transports qui a réuni entre mai et juillet 2025 des élus et parlementaires de tous bords, des acteurs du secteur des transports et des représentants des usagers, pour réfléchir à l'avenir de nos réseaux de transports, confrontés au vieillissement et à l'impératif de leur décarbonation.
Alors que les besoins de mobilité des Français ne cessent de croître, la conférence a mis en évidence le la nécessité d'un véritable choc d'investissement pour engager, dans les prochaines années, la régénération et la modernisation des réseaux de transport. Dans le même objectif de poursuivre le développement de l'offre de transports sur l'ensemble du territoire, les experts et les élus membres de la conférence ont unanimement acté de la nécessité de garantir au secteur des transports une prévisibilité et une continuité de ses investissements sur le long terme.
Le 9 juillet dernier, Philippe Tabarot avait annoncé que seraient reprises, dans le cadre d'un futur projet de loi pour les transports, les principales conclusions de la conférence Ambition France Transports. Le texte présenté ce matin en est la traduction.
Le projet de loi-cadre pose les principes fondateurs suivants :
• La définition du nouveau modèle de financement de nos infrastructures de transport, permettant d'investir dans la régénération et la modernisation de nos réseaux, et de résorber la « dette grise » liée à leur sous-entretien. Le texte acte notamment le fléchage à partir de 2032 des recettes des concessions autoroutières à hauteur de près de 2,5 milliards d'euros à terme vers l'investissement dans tous les réseaux de transport.
Ces nouvelles recettes permettront d'investir dans les réseaux de transports, routier, fluvial et ferroviaire. 1,5 milliard d'euros par an supplémentaires seront investis pour la régénération et la modernisation du réseau avec le concours du groupe SNCF, permettant de porter l'effort total à 4,5 milliards d'euros par an. Ce montant sera inscrit dans le futur contrat de performance qui lie l'Etat et SNCF Réseau.
• La présentation à venir de lois de programmation pour les transports, d'une durée d'au moins 10 ans, qui définiront les investissements à venir dans les infrastructures. Un exercice inédit et attendu, qui permettra d'aligner le secteur des transports sur les pratiques existantes pour les autres postes d'investissements de l'Etat.
Le projet de loi-cadre contient également plusieurs mesures importantes en matière de simplification, de qualité de service et de sécurité dans les transports :
• Le soutien au développement des Services Express Régionaux métropolitains (SERM), à travers l'évolution des missions de la Société des grands projets et la clarification de ses modalités d'intervention, pour permettre à cet opérateur de l'Etat d'accompagner les collectivités qui le souhaitent.
• La poursuite de la dynamique de décarbonation du secteur des transports, responsable d'un tiers des émissions nationales, à travers la mise en place, pour les chargeurs, d'objectifs incitatifs favorisant le recours à des camions zéro-émission pour le transport de marchandises.
• Le renforcement de la sécurité routière dans les transports collectifs, avec de nouvelles obligations en matière de dépistages antistupéfiants. Le projet de loi instaure la mise en place d'un test aléatoire annuel par conducteur dans toutes les entreprises de transport routier de voyageurs, ainsi que l'équipement obligatoire de tous les cars neufs d'un stupotest d'ici au 1er septembre 2029, qui permettra d'empêcher le démarrage du véhicule si le conducteur est positif aux stupéfiants.
• L'amélioration de la qualité de service au sein des gares routières, en désignant « un chef de file » pour leur entretien et leur gestion parmi les autorités organisatrices de mobilité au niveau local.
• Enfin, dans le cadre des grands projets d'infrastructures de transports, le texte prévoit que la raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) puisse être étudiée plus tôt dans la vie d'un projet, dès la déclaration d'utilité publique, afin d'éviter des contentieux tardifs, alors que les travaux sont déjà engagés, tout en maintenant un niveau élevé d'exigences environnementales.
Lors du Conseil des ministres, Philippe Tabarot a déclaré : « Les Français sont très attachés à leurs infrastructures de transport. Et ils ont raison : ce sont elles qui conditionnent la qualité et le développement de l'offre de mobilité, partout sur le territoire. Face au vieillissement de nos réseaux, à la nécessité de les entretenir et de les décarboner, le projet de loi-cadre relatif aux transports propose une véritable révolution en matière de financement.
Désormais, les transports bénéficieront eux aussi d'une loi de programmation, indispensable pour investir dans la durée, et réduire ainsi les retards et les reports de projets. Deuxième avancée majeure : de nouvelles ressources, issues des autoroutes, viendront financer durablement notre système de transport. La fin des concessions autoroutières constitue une opportunité historique pour repenser leur modèle, mieux les encadrer et affecter leurs recettes au bénéfice de l'ensemble des modes de transport, dans une vision pleinement intermodale. Ce texte est le fruit d'un consensus collectif inédit entre élus et experts, lors de la conférence Ambition France Transports et que le Gouvernement transcrit ici dans la loi. »
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Le syndicat CFTC Transports a choisi Reims pour organiser son congrès quadriennal
Depuis ce mercredi 28 janvier, jusqu'à ce midi, la CFTC tient son congrès comme tous les quatre ans. Le dernier avait lieu à Tours, celui-ci se déroule à Reims, sous l'égide du président du syndicat, Guillaume Cadart, reconduit pour quatre ans, avec ...
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Depuis ce mercredi 28 janvier, jusqu'à ce midi, la CFTC tient son congrès comme tous les quatre ans. Le dernier avait lieu à Tours, celui-ci se déroule à Reims, sous l'égide du président du syndicat, Guillaume Cadart, reconduit pour quatre ans, avec Frank Seyer comme secrétaire général (il était auparavant, secrétaire général adjoint). Pour rappel, la CFTC fait partie des trois syndicats réformistes, avec 13,74% de représentativité.
Hormis les protocolaires élections de la commission des mandats, présentation des rapports d'activité et vote des statuts fédéraux, trois tables rondes très bien menées ont permis à l'assistance (adhérents, militants, partenaires, organisations patronales, etc.) d'avoir l'éclairage d'experts sur divers thèmes : ce qu'apportent les innovations technologiques à la santé, des salariés du transport, le nouveau rôle vers lequel les syndicats peuvent tendre et la meilleure façon d'accompagner les salariés, face aux évolutions du monde du travail. Ou encore l'impact sur les métiers du transport de l'IA, de la robotisation et de la transition écologique. MF
Dans les allées du palais des congrès étaient présents de nombreux partenaires
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